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Mysore à Chambéry : une pratique que nous avons vécue en Inde

Photo du rédacteur: Vinyasa Yoga Chambery
Vinyasa Yoga Chambery
il y a 2 jours
5 min de lecture

Lorsque l'on recherche Mysore à Chambéry,

on cherche souvent une façon particulière de pratiquer le yoga.

Le Mysore Style est associé à l'Ashtanga Yoga et à une pratique individuelle au sein d'un groupe :

chacun avance dans sa séquence, à son rythme,

tandis que l'enseignant accompagne individuellement les pratiquants.

Mais pour nous, le Mysore n'est pas seulement une méthode

que l'on pourrait expliquer en quelques lignes.

Nous l'avons vécu.

Et c'est justement pour cette raison que nous avons envie d'en parler avec honnêteté.


Mysore Ashtanga Yoga Chambéry
Mysore Ashtanga Yoga Chambéry

Nous avons pratiqué le Mysore en Inde

Il y a plusieurs années, nous avons eu la chance de pratiquer en Inde

auprès de maîtres et d'enseignants dont l'engagement dans la pratique

était d'un niveau difficile à imaginer lorsque l'on découvre le yoga depuis la France.

Nous nous levions très tôt.

4 heures.

5 heures du matin.

La pratique commençait alors que la journée n'avait pas encore commencé.

Il fallait être là.

Pratiquer.

Répéter.

Respirer.

Recommencer.

Jour après jour.

Ce n'était pas toujours confortable.

Ce n'était pas toujours facile.

Et pourtant, nous avons aimé cette exigence.

Nous étions plus jeunes. Nos corps étaient différents.

Notre rapport à l'effort aussi.

Nous avions envie d'aller loin dans la pratique et nous avons accepté ce que cela demandait.



Le Mysore, ce n'est pas seulement une salle où chacun pratique seul

Ce qui nous a marqué en Inde, ce n'est pas uniquement le fait de pratiquer chacun sa séquence.

Le Mysore se pratique traditionnellement dans un shala,

un espace entièrement consacré à la pratique.

Un lieu que nous avons ressenti comme un espace sacré 

non pas nécessairement au sens religieux du terme,

mais parce que tout y est organisé autour de la pratique,

de l'étude, de la concentration et de la transmission.

On y entre avec une certaine attitude.

L'enseignant est là.

Les pratiquants sont là.

Chacun connaît sa pratique et sait pourquoi il est venu.


La pratique est au centre.


C'est l'engagement général autour de la pratique 

qui nous a particulièrement marqués.

Il y avait une forme de silence,

de concentration et de régularité qui donne au mot « discipline » un sens très concret.

Le Mysore permet cette relation très particulière

entre une pratique personnelle et un enseignement individualisé.


Le professeur observe. Il intervient. Il ajuste. Il transmet progressivement.


Et le pratiquant apprend peu à peu à devenir autonome.

Cette dimension du lieu compte aussi.

Le shala n'est pas simplement une salle dans laquelle on vient dérouler son tapis.

C'est un espace que l'on apprend à respecter, dans lequel chacun participe,

par sa présence et son engagement, à créer les conditions de la pratique.

C'est aussi cela que nous avons vécu en Inde.

Cette tradition est notamment liée à l'histoire de l'Ashtanga Yoga

et à la transmission issue de Mysore, dans le sud de l'Inde,

autour de Sri K. Pattabhi Jois, lui-même élève de Sri Tirumalai Krishnamacharya.


Mais il faut aussi parler de la réalité

Parce qu'il y a une chose que l'on oublie parfois lorsqu'on parle du Mysore depuis l'Europe.

Pratiquer l'Ashtanga ou le Mysore à 4 ou 5 heures du matin,

tous les jours, avec un engagement très important, est exigeant.

Nous l'avons fait.

Nous avons aimé le faire.

Et nous en sommes reconnaissants.

Mais aujourd'hui, nous ne sommes plus les mêmes personnes.

Nous ne pratiquons plus dans les mêmes conditions.

Et nous ne vivons plus en Inde.


Faire une pratique très exigeante à 5 heures du matin dans la chaleur de Mysore

n'est pas exactement la même expérience que se lever dans le froid

d'un matin d'hiver en France pour aller pratiquer.


Le climat est différent.

Le rythme de vie est différent.

Le travail est différent.

Les corps évoluent.

Et nous vieillissons aussi.

Cela fait partie de la pratique.


Nous ne voulons pas faire semblant

C'est peut-être la partie la plus importante de ce que nous souhaitons transmettre.

Nous avons énormément de respect pour les traditions qui nous ont été transmises

et pour les enseignants auprès desquels nous avons pratiqué.


Mais nous ne voulons pas faire semblant de pouvoir reproduire aujourd'hui

exactement ce que nous avons vécu en Inde.

Parce que nous l'avons vécu avec un niveau d'engagement particulier.

Parce que nous avons été élèves.

Parce que nous savons ce que représente cette pratique lorsqu'elle est vécue pleinement.


Et parce que nous avons suffisamment de respect pour nos maîtres

pour ne pas utiliser leur enseignement comme une simple étiquette.


Nous ne sommes pas une copie de ce que nous avons reçu.


Nous sommes le résultat de ce que nous avons reçu, pratiqué, questionné et intégré au fil des années.


Une pratique qui a évolué

Notre enseignement a donc évolué.

Avec les années de pratique.

Avec les années d'enseignement.

Avec les élèves rencontrés.

Avec les corps.

Avec les blessures, les limites, les changements et les différentes étapes de la vie.

Nous avons conservé beaucoup de choses qui nous semblent essentielles :

la régularité,

la respiration,

la concentration,

la précision,

l'écoute,

la progression,

la relation directe entre l'enseignant et le pratiquant.

Mais nous avons aussi appris à ne pas demander à tout le monde

de pratiquer comme nous pratiquions lorsque nous étions plus jeunes.

Et surtout, nous avons appris qu'une pratique exigeante ne doit pas

nécessairement être une pratique brutale.


Alors, faisons-nous du Mysore à Chambéry ?

La réponse mérite d'être nuancée.

Nous ne proposons pas aujourd'hui un Mysore traditionnel 

en prétendant reproduire une shala d'Ashtanga telle que nous l'avons connue en Inde.

En revanche, l'esprit de cette expérience fait partie de notre manière d'enseigner.


L'idée qu'un pratiquant n'est pas simplement un élève parmi d'autres.

L'idée que chacun peut être accompagné différemment.

L'idée que la progression compte davantage que la performance.

L'idée que le professeur doit réellement regarder les personnes qui sont devant lui.

Et surtout, l'idée qu'avec le temps,

le pratiquant doit apprendre à sentir et comprendre sa propre pratique.


Respecter une tradition ne signifie pas

la reproduire à l'identique

C'est probablement ce que les années nous ont appris.

Nous pouvons être profondément reconnaissants envers ceux

qui nous ont transmis quelque chose sans chercher à reproduire exactement leur vie,

leur époque ou leur manière de pratiquer.


Nous avons pratiqué très tôt le matin.

Nous avons pratiqué avec exigence.

Nous avons connu cette discipline.

Nous savons ce qu'elle peut apporter.


Mais aujourd'hui, notre enseignement est celui

que nous sommes capables de transmettre honnêtement.


Nous ne voulons pas jouer aux maîtres de Mysore.

Nous préférons transmettre ce que des années de pratique

et d'enseignement nous ont réellement appris.

Avec nos expériences.

Avec nos évolutions.

Avec nos corps d'aujourd'hui.

Et avec le respect de ceux qui nous ont précédés.


Et si vous recherchez le Mysore à Chambéry ?

Si vous êtes arrivé sur cette page parce que vous recherchez

Mysore Yoga à Chambéry, Ashtanga Yoga à Chambéry 

ou une pratique inspirée de cette tradition, vous pouvez bien sûr nous contacter.


Nous pourrons échanger sur votre pratique, votre expérience et ce que vous recherchez.

Car derrière un même mot Mysore, Ashtanga, Vinyasa, Yoga

peuvent se cacher des réalités très différentes.


Et c'est justement pour cela que nous préférons

parler avec les pratiquants plutôt que simplement leur vendre un cours.

Notre pratique a changé.

Mais ce qui demeure, après toutes ces années, c'est le goût de pratiquer et de transmettre.


Et peut-être est-ce finalement cela, respecter une tradition :

continuer à pratiquer suffisamment longtemps pour qu'elle puisse évoluer avec nous.




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